Des symboles et signaux
aux critères des planètes naines
Trêve des confiseurs sur les symboles diviseurs
Les scientifiques sont fatigués de feindre, tourner autour du pot, faire comme si les astrologues, confondus par les prodigieuses découvertes des physiciens et astrophysiciens, étaient anéantis, emportés par le cours dévastateur du progrès. Avec Daniel Kunth et Philippe Zarka, coauteurs du « Que sais-je » 2005 sur l’astrologie, la science change le mépris en condescendance. Armistice, on pavoise. Les vainqueurs ont de beaux gestes et veulent bien admettre que oui, bon, c’est vrai, le zodiaque tropique existe et, dans une époque troublée comme la nôtre, l’astrologie rassure. On accorde aux vaincus quelques ménagements ; une réserve où, tels les Indiens d’Amérique, ils pourront dresser leurs tipis et continuer leur culte des quatre Éléments. Car, je cite et souligne cette déculottée historique, l’astrologie n’est :
- « Ni science naturelle, ni science humaine, ni religion, ni philosophie, elle ne propose aucune lecture pertinente du ciel et des astres mais un discours symbolique qui s’adresse à la psyché »
Voilà longtemps que les écoles oublieuses des astrologues-astronomes fondateurs, Ptolémée, Cardan, Kepler, réclamaient depuis Freud et les dadaïstes que l’on reconnaisse leur doctrine pacifiste : édifiée sur le langage symbolique, elle ne présente aucun risque de découverte gênante pour la science. Leur discours a été entendu. Les astrologues sont reconnus pour ce qu’ils sont : hors-course. À l’exception des conditionalistes ; pour eux l’astrologie relève d’un réel décoiffant ce qu’en savent les physiciens.
Cette paix, par décision unilatérale, entre transfuges d’un passé commun, repose sur le renversement de l’étymologie du mot symbole. Sa racine grecque sym signifie avec et évoque « une idée d’ensemble, de réunion, de convergence (1).»
- Un sumbolon était un objet qu’on jette avec un autre (racine bol, idée de lancer + sun, avec) spécialement une moitié d’objet réunie à l’autre. Lorsqu’un grec voyageait dans une cité étrangère, il pouvait se faire admettre dans une famille amie de la sienne en présentant la moitié d’un objet dont le maître de maison possédait l’autre moitié.
Loin d’être reçus au son des sumbolons par une famille amie, les symbolistes sont jetés dans le camp des parloteurs (des bavasses en argot), à quelque distance des sociologues, psy et philosophes, SDF mal lotis au regard des sciences dures… dures de la feuille. Le symbole ne rayonne que par métaphore. Il ne se décale pas vers le rouge pour indiquer la distance et l’âge d’une galaxie, il n’a pas de température, il ne courbe pas l’espace-temps. N’étant pas mesurable, il n’a aucun droit, n’ayant aucun droit il n’a aucun pouvoir. C’est de cela qu’il s’agit : de pouvoir. Les scientistes ne cherchent pas le vrai ou le faux de l’astrologie, ils tiennent à une autorité sans partage qui leur permet de juger de tout, qu’ils soient ou non compétents. Ils ont compris que les astrologues ne menacent pas leur souveraineté, ni leurs ziggourats cartésanio-marxistes.
Et pour cause : chez les astrologues symbolistes, la quête de pouvoir, l’autorité ne se disputent que par le discours sur les mythologies. Les signaux sont éjectés, si bien qu’on se demande pourquoi les thèmes astrologiques sont établis suivant les lois de l’astronomie, les attributions des planètes et des Signes n’étant fondées sur aucunes propriétés physiques. Sauf, quelquefois, les couleurs. Le « bleu suave de Vénus » (je cite) ou la pâleur de Saturne justifiant par des analogies de mirliton, la différence entre l’amour et la sagesse, le plaisir et la peine.
Un modèle unificateur
Les informations simple (niveau « R » des Représentations), duelle (niveau « E » de l’Existence), plurielle (niveau « T » de la Transcendance), codifiées par la progression 1, 2, 4… (et sa suite) dans le Logoscope, prennent des significations différentes selon le référentiel auquel elles s’appliquent (2). Un modèle ternaire, le Logoscope, s’insère dans la quaternité des référentiels Sujet-Objet-Relation-Intégration (SORI) et celle, en correspondance, des signaux Énergie-Espace-Temps-Structure. Ce modèle garde la fonction prospective globalisante du symbole. Il constitue un outil inédit pour comprendre ce que l’on est dans le monde où l’on est… et même où l’on naît, car il peut conduire à une explicative naturelle de l’astrologie (communication entre référentiels par les niveaux d’information du Logoscope : le RET réunit ce que les référentiels séparent).
Quant à la symbolique zodiacale, en avant-propos des opuscules publiés par les éditions du Rocher et Radio-Monte-Carlo (3), j’ai montré que la plupart des mythes grecs liés aux douze Signes illustrent les phases du cycle photopériodique (4) mieux que les fruits et légumes, les chaud et froid des quatre saisons. La variation Nord/Sud de l’éclairement des hémisphères est annuellement imperturbable et les déclinaisons qui correspondent aux longitudes écliptiques renvoient de façon séculaire au même rapport Nord/Sud d’ouverture. Les signaux saisonniers sont aléatoires, d’une année à l’autre les entrées en Signe n’entraînent pas les mêmes gradients d’humidité et de température. Que dire de la canicule d’été sous le Signe du Cancer : Froid et Humide ! On est en pleine fantaisie, aux antipodes de la pensée symbolique : il n’y a pas réunion mais opposition entre quantité et qualité, externe et interne.
Étymologie et mémoires trahies
Changer une étymologie en son contraire n’est pas rare. Ce n’est jamais qu’un exemple de la « phase UP » (ultra-paradoxe, ambivalence, indifférenciation des contraires) que l’on retrouve dans les cultes obséquieux rendus aux morts en contraste avec l’empressement à trahir leur mémoire.
Ainsi, pour appuyer leur perception du symbole anti-signal, les astrologues, sans comparaison avec les grands d’autrefois, se targuent des patronages spirituels de Jung, Kepler. Le premier a largement privilégié le qualitatif et le subjectif, mais en homme de science, comme en spécialiste de l’alchimie, pratique et philosophie de la réunion des opposés, il n’ignorait pas le quantitatif des nombres et des choses. Les astrologues n’en font pas état, un biographe attentif s’en charge :
- Et avec Jung, le mot « symbole » est toujours pris dans son sens originel, c’est à dire qu’il signifie concrètement la réunion (du grec symballein) du mental et du spirituel avec le naturel et le matériel (5).
Bonne chance pour trouver le naturel et le matériel dans le catalogue des significations planétaires/zodiacales des symbolistes… garantis jungiens. Toutefois, ainsi que pour la transmutation du plomb en or, la réunion des opposés est un art difficile. Je ne tiens pas pour indiscutable ce que Jung a écrit sur les fondements saisonniers et stellaires du zodiaque, et ceux que j’ai proposés peuvent être dépassés, à condition d’être mieux appropriés pour réunir le subjectif et l’objectif. Ceci à l’adresse des challengers qui confondent remplacer et dépasser.
Wolfgang Pauli : l’astrologie de Kepler est une approche scientifique de la causalité
De Johannes Kepler récupéré pour sa mystique, on ne précise pas qu’étant « naturelle » elle réunit le divin au matériel, le Créateur à son œuvre, l’harmonie des Nombres purs à leur concrétisation dans les lois des mouvements célestes. Les astrologues qui oblitèrent les signaux dans la symbolique de Kepler, la permanence du savant dans celle du croyant, devraient lire Wolfgang Pauli (6), un Prix Nobel de Physique de plusieurs pointures au-dessus du rationalisme anti-astrologique :
- Il ressort de ce qui précède que, dans les théories de Kepler, l’astrologie s’inscrit entière-ment dans l’approche scientifique de la causalité. Par l’importance qu’il donne au rôle des rayons lumineux, il en fait une partie de la physique, et plus précisément de l’optique (7). (Je souligne).
Le causalisme relatif de Kepler met en résonance les facultés des récepteurs et les propriétés des émetteurs. Leur réunion exprime l’harmonie universelle ou, en conditionalisme, une adaptation acquise.
- Il ne cesse d’insister sur le fait que, selon lui, ce ne sont pas les astres qui sont causes d’effets astrologiques, mais les âmes individuelles avec leurs facultés spécifiques de réagir sélectivement à certaines proportions (je souligne). Comme cette faculté de réaction capte d’une part les influx du monde physique et repose d’autre part sur une reproduction de Dieu, les âmes individuelles (l’anima terrae et l’anima hominis) deviennent chez Kepler des vecteurs essentiel de l’harmonie universelle (harmonia mundi) (8) .
Les « influx » passent par l’âme de la Terre. À l’inverse des anti-conditionalistes, Kepler se réjouirait de la transformation des rapports de lumière Nord/Sud en Signes du zodiaque… (auxquels il ne croyait pas). À l’attention des anti-symboles, comme des anti-signaux, à propos des conceptions mystico-physiques de J. Kepler, cet autre extrait du livre de l’inventeur-découvreur du neutrino, W. Pauli :
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Sur bien des points, ces thèses se rapprochent des théories modernes de la physique des champs. De fait, Kepler imaginait la gravitation qui émane du Soleil comme la lumière, quoique un peu différemment.
Dans le même ouvrage Werner Heisenberg (9), également Prix Nobel de la science quantique, prévient les lecteurs :
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Pauli pense que le pouvoir de persuasion qui est celui du système copernicien s’exerce avant tout sur Kepler grâce à sa correspondance avec le symbole trinitaire, et en second lieu seulement par son adéquation au matériau expérimental (je souligne).
Il y a bien réunion des contraires mais, selon l’interprétation de Pauli, chez Kepler la hiérarchie des opposés n’est pas la même : le symbole trinitaire épouse le signal (le matériau expérimental) pour l’intégrer.
Avatars d’un mot d’union qui désigne un objet divisé
À la décharge des astrologues et des rationalistes, les définitions connexes du mot « symbole » prêtent à d’interminables exégèses et autant de divergences. Le ver est dans la racine, dans l’objet : le sumbolon coupé en deux moitiés :
- Le mot « symbole » vient du grec to symbolon qui désigne « un objet de reconnaissance » coupé en deux parties, chacune permettant à des messagers ou porteurs à se reconnaître en les emboîtant (10). (je souligne)
Outre les contrefaçons, lorsque l’objet n’est pas de la même fabrique, le rapprochement qui « permettait aux porteurs de chaque partie de se reconnaître comme frères et de s’accueillir comme tels sans s’être jamais vus (11)» risque d’être grinçant. Si les deux pièces sont identiques, ainsi que la carte des membres d’un Club, le symbole n’est qu’un insigne qui réunit des inconnus pas toujours disposés à s’accorder. Les dissensions internes des partis politiques, associations, confréries et confraternités le prouvent.
Si les composants du symbole sont deux objets différents qui en donnent un troisième plus grand par leur réunion, le symbole de ceci réuni au symbole de cela, donne le symbole de ceci-cela. Le symbolisme des astrologues est de cette espèce. On ne sait trop s’il s’agit de ceci, de cela, ou ceci-cela. Quand on se permet de réunir un Signe Humide et Froid (Cancer) à la canicule et le même Signe du midi de l’année tropique au minuit du cycle diurne (Maison IV), quand la bise étant venue, malgré la neige et le gel, on peut avoir un Signe Ascendant Chaud et Sec on n’a plus affaire à du symbolisme mais à du surréalisme scolastique et sans humour. Comble de poésie qu’A. Breton n’aurait jamais osé, pour légitimer leur dévotion à l’Eau, la Terre, l’Air et le Feu, les prosélytes rénovateurs réunissent Aristote et Morin de Villefranche aux théories de la physique quantique.
Logique globalisante des symboles mathématiques
Dans ses acceptions courantes le symbole réunit n’importe quoi à n’importe quoi. Par contre, en mathématiques, il ne se borne pas à réunir, il divise aussi, il soustrait, il élève à une puissance supérieure, il intègre, il différencie, et on tire des racines. Malgré eux, les mathématiciens nous offrent le moyen de mettre de l’ordre dans les définitions : tous ces opérateurs sont en action ou virtuels dans les symboles représentatifs d’une globalité. Si la réunion, l’intégration, la puissance, la racine, sont les actions analogiques le plus souvent évoquées, on se tait sur les actions négatives, les soustractions, les différences, les divisions. Pourtant, ce ne se sont pas les exemples qui manquent et, pour les divisions, les chamailles, les affrontements directs ou en tapinois, les astrologues répondent présents. Lorsque le symbole représente une globalité religieuse ou nationale, la différence tourne aux croisades, aux guerres où, de tous temps, les hommes se reconnaissent entre frères amis pour abattre leurs frères ennemis. Les drapeaux, les langues, les frontières facilitent une distinction malaisée sans repères sociaux symboliques… d’où leur importance.
Des symboles dans les formes, les lettres et les chiffres
La forme permet de regrouper les symboles qui sont des étiquetages, des signes conventionnels et les symboles aux contenus ineffables, évocateurs du sacré, les seuls symboles qui seraient dignes de ce nom. Mis en forme idéalisée, le symbole est un objet vivant ou non-vivant, d’une matière précieuse si possible. S’il prend l’aspect d’une image, d’un dessin, d’un mot, d’une représentation, c’est du stylisé, du concentré, de l’unifié.
Pour être symboliques, les lettres de l’alphabet doivent être prises une à une. Les assemblages, à moins que les lettres ne se répètent (abracadabra, répétition du « a ») sont moins significatifs. Un mot peut être un symbole, une phrase courte à la rigueur, rarement un paragraphe. Et s’il s’agit d’un livre, on n’en retient que le titre. Avec le sien, La Bible est devenue le symbole des livres fondamentaux, religieux et non-religieux confondus, ces derniers en surnombre.
Dito, les nombres. Parmi les transcendants, le nombre Pi (3,1416…) comporte des millions de décimales inutiles en pratique. Après le chiffre 3, les quatre premières n’inspirent pas plus de fascination que leur suite. Elles ne touchent pas l’âme, tandis que la lettre π qui désigne ce nombre, à cause des décimales sans fin, symbolise la quête du savoir, le mystère de la connaissance toujours recommencée. Le nombre 666 symbolise la bête de l’Apocalypse. Il suffit d’une virgule ou d’ajouter un 6, un chiffre de trop, pour annihiler le maléfice. Les chiffres isolés, le « 1 » étant le premier d’entre tous, ou par petits groupes de 2 à 4, favorisent les symbolisations. Les grands nombres sont réservés aux mesures quantitatives, plus ils sont grands moins ils sont symboliques… bien qu’exprimables, en binaire, par une suite de 1 et de 0.
Transitions symboliques : perte de l’Unique
Le passage de l’Unique au Multiple équivaut à quitter un symbole de globalité ordonnée pour celui des signaux erratiques, à moins que l’esprit humain n’y mette son ordre. Passage du sacré au profane, selon les classiques. Sous l’angle du RET, une précision s’impose : lorsque l’unique (niveau « R ») est élevé au rang de symbole – car il n’est pas réductible à cette occurrence – la représentation (fonction Solaire « rR ») est perçue comme contenant le flou-impeccable du Multiple, la transcendance propre à la fonction Pluton confondue à sa non-représentation. De même que Pluton, niveau n° 3 du RET, peut être considéré comme le n° 1 d’un macro-ternaire RET, le Soleil n° 1, peut-être le niveau n° 3 d’un micro-ternaire. Dans nos modèles, la Lune, représentée par une réduction homothétique du RET, syncrétise toutes les fonctions en un ensemble homogène (la bulle du « pouvoir intensif » (12) ) s’il est positif. La trinité corps-âme-esprit difficilement dissociable se désigne commodément par le corps humain, source de symboles par sa gestuelle dans le cadre de la gravité avec le haut et le bas, la gauche et la droite, l’avant et l’arrière (13) . En négatif, l’homogénéité devient errance. La souffrance, la maladie y contribuent en divisant notre trinité vivante en parties hétérogènes, voire opposées entre elles.
Le symbole serait donc le pont de transition, le vecteur entre Soleil et Lune, ce qui réunit leurs fonctions ou ce qui change l’un en l’autre. Si l’on retrouve ainsi l’union des contraires, les symbolistes oublient que ce n’est pas la seule union possible et que l’errance est beaucoup plus fréquente que l’homogénéité.
Combien de contraires fascinants. Lesquels ?
Pour le fond, selon C.G. Jung, les vrais symboles, se distinguent des signes, emblèmes, métaphores et graffitis, par leur fascination sur l’âme et l’inconnu qu’ils portent en eux. Ces symboles sont religieux, patriotiques, ésotériques. Le record des attractifs est détenu par les archétypes qui réunissent les contraires dans une image unique. Leur forme est abstraite. L’œil d’Horus a plus de mystère que la courge symbole de fécondité, et il peut y avoir des sectes d’adorateurs de la Lune plutôt que de la courge qui lui est attribuée. On notera qu’historiquement, les symboles religieux et patriotiques ont réuni les contraires d’une foi ou d’une patrie, pour guerroyer, combattre et dominer les contraires d’une foi, d’une patrie différentes. Ce qui tend à prouver que les ethnies et leurs cultures ne s’accordent pas sur ce qu’il faut entendre par « contraires ». Tous les couples de contraires ne se ressemblent pas. Il en est de contraires entre eux. Les cinq couples du RET organisés en un graphe de vecteurs différemment orientés dans le plan (qui peut être à trois dimensions), ont chacun une spécificité non traitée dans les éniantoses d’Aristote et les dialectiques manichéennes. La globalité du RET forme elle-même un couple de contraires avec son centre. J’ai traité cette question dans le numéro 26 des Cahiers Conditionalistes (« Symétries dans l’horoscope »).
Le postulat conditionaliste « symboles et signaux communiquent » n’aurait du échapper à personne. Il reprend la pensée de Jung : un symbole déchiffré est un symbole mort… il devient un signal abstrait, verbal ou figuratif, un signifiant insignifiant. Le schéma conditiona-liste de circulation entre signaux et symboles, abstraits et concrets, n’apporte pas de solution définitive à la compréhension du symbole, sujet trop vaste. Il contribue à un peu plus de clarté en schématisant la diversité des définitions et de leurs transformations.
De la théorie au statut de Pluton
La destitution de Pluton de son royal statut de planète régnant sur le Tartare et les confins du système solaire, amène à comparer la démarche de l’astrologie mono-symboliste et ses résultats, à celle du conditionalisme et ses résultats.
Les découvertes en série au-delà de Neptune de corps célestes comparables à Pluton ou d’un diamètre et masse supérieures, cas de l’astre 2003 UB 313 candidat au rang de 10e planète avant de devenir Éris, ont conduit les astronomes à repenser la définition des planètes et, selon leur décret, recompter celles qui appartiennent ou non au groupe planétaire cohérent du système solaire.
Un problème, la définition d’appartenance, que j’ai soulevé, il y a près de trente ans, dans les Cahiers Conditionalistes n° 2 (COMAC, 1980). Sur ce terme d’appartenance, comme à l’ordinaire, anti-conditionalistes et anti-astrologues, se sont empressés de sortir du contexte. Qu’est-ce qui n’appartient pas au système solaire, ont-ils ricané ? Vous, moi, les tours de la Défense, les chirurgiens accoucheurs, les chiens, les chats, leurs puces et leurs maîtres, en faisons partie. Mon texte, à condition de le lire, explicite qu’il s’agit des critères d’appartenance au groupe des planètes principales :
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En dehors de l’orbite fermée et stable, de la translation dans un plan peu différent de celui de l’équateur solaire, personne ne peut préciser où commence, où finit, l’appartenance au groupe de « planètes principales » en se référant aux autres données. Faut-il jouer du rayon, de la masse, de la réflexion de la lumière (albédo) ?
La découverte d’un satellite (14) de Pluton (Charon) a permis de calculer la masse de son centre d’attraction (Pluton) avec une précision jusqu’ici inaccessible. Les résultats relèguent – pour les critères du rayon et de la masse – notre planète des « enfer et damnation » au rang du pauvre petit rejeton anémique et déclassable. Un astéroïde !
Prédiction accomplie. Réussite partielle cependant. Pluton n’a pas été entièrement déclassé. L’Union Astronomique Internationale (UAI) réunie à Prague le 24 août 2006, a voté, en sa 26e séance (une tous les 3 ans), la guillotine. Le Roi des Ombres a été raccourci. Ce n’est plus qu’une planète naine. Un bouffon, un triboulet au lieu du terrible Hadès. Pourtant, selon d’autres arguments mis en avant par un comité d’experts, au lieu d’une décapitation on aurait pu hériter de planètes supplémentaires, bienvenues pour le système cafouilleux des maîtrises astrologiques.
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Le suspense aura duré jusqu’au bout, mais le sort de Pluton est désormais scellé. Le comité d’experts mandate par l’Union astronomique internationale avait proposé de conserver son statut et d’enrichir par la même occasion notre Système Solaire de trois nouvelles planètes – Charon, Cérès et Xena – mais l’assemblée générale réunie à Prague a décidé autrement. A partir d’aujourd’hui (24.08.2006), le Système Solaire ne compte plus que huit planètes. Au revoir Pluton !
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On a cru un instant que notre Système Solaire allait compter trois planètes supplémentaires. En effet, le comité d’experts présidé par l’astronome Owen Gingerich (université de Harvard) avait proposé une nouvelle définition du mot planète faisant la part belle à la gravité… et à Pluton. Selon eux, pour faire partie du cercle très fermé des planètes, un objet céleste devait être en orbite autour d’une étoile, sans toutefois être une étoile, et être suffisamment massif pour que l’effet de sa propre gravité lui confère une enveloppe sphérique. Soumise au vote de la 26e assemblée générale de l’Union astronomique internationale, cette définition devait voir la confirmation du statut de Pluton et l’intronisation de Charon, Cérès et Xena (2003 UB 313… rebaptisée Éris).
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(Christophe Olry – site Futura-Science, le 24/08/2006 à 17 h 06).
Pluton, Cérès, Éris, se rejoignent dans le nouveau groupe des planètes naines fondé par l’UAI à partir de critères que ne partagent pas tous les astronomes. Les rebelles, à l’initiative d’Alan Stern, l’un des principaux scientifiques de la mission New Horizons, et Mark Sykes, directeur du Planetary Science Institute, ont lancé une pétition, agréée en cinq jours par 300 chercheurs (15) ) :
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« Nous, astronomes et planétologues, nous ne sommes pas d’accord avec la définition du terme planète de l’UAI et nous ne l’utiliserons pas. Une meilleure définition est nécessaire ».
Plusieurs critiques ont émergé après le vote du 24 août :
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Certains estiment que l’un des critères retenu, le fait qu’une planète ait fait place autour d’elle, est inapplicable. D’autres estiment que la limite entre « planète classique » et « planète naine » sera difficile à tenir. Avec 300 signatures, les organisateurs ont clos la pétition et estiment que leur mouvement a suffisamment de poids pour rouvrir la discussion (16) .
Tous les symboles ont une âme et un nom, certains n’ont pas de corps
Que pensent les astrologues de ce débat, si le mot penser n’est pas trop fort ? Majoritairement, c’est pas leurs oignons, l’astronomie ne les regarde pas. Il n’y a pas de règles quantitatives pour définir une planète astrologique, il suffit qu’elle porte le nom d’un dieu ou d’une déesse quelles que soient ses mensurations. Ainsi, la Lune noire (Hécate) ou apogée de la Lune, les nœuds (17) du Dragon, sans masse, ni diamètre, ont autant d’importance que Jupiter ou Saturne. Certains astrologues utilisent Cérès, d’autres y ajoutent une dizaine d’astéroïdes. Avant la découverte de Sedna et Éris, l’astrologue Léon Lasson avait proposé les planètes cartésiennes X et Y, rivalisant avec les poétiques de Jean Carteret : Vulcain qui devait tourner entre le Soleil et Mercure, Proserpine au-delà de Pluton.
Interrogé par une radio régionale sur la nouvelle condition de Pluton, un symboliste a répondu : « Pluton gouverne l’invisible ». Qu’il soit grand ou petit, pas de danger en la demeure. Réponse du chroniqueur d’une revue astrologique : « l’expérience tranchera ! » Dans les années 40, Alexandre Volguine, directeur des Cahiers Astrologiques, avait lancé une enquête tranchante sur les planètes hypothétiques alors d’actualité. Bilan : l’expérience des praticiens tranchait en faveur d’un Vulcain infra-mercurien tellement invisible qu’un demi-siècle plus tard il reste introuvable. Il y a des « expérimentateurs » qui ne démordent pas des effets tranchés de Chiron, Pallas, Junon, Vesta, planète naine et astéroïdes confondus. Je vous épargne les parts, les mi-points, les cuspides baladeuses des Maisons selon les fondements adoptés, ceux de l’invisible et du vide étant mieux prisés que ceux de la matière pleine. Je ne dis pas mordicus que tous les points vides soient inefficaces ; il faudrait au moins tenter d’expliquer pourquoi et comment le vide et le plein seraient égaux en efficience.
Symboles et signaux communiquent par-dessus la tête des séparatistes
Pour respecter la tradition de façon anodine, les astronomes ont donné des noms mythologiques aux planètes modernes. Après avoir porté le nom de son découvreur, Herschel rebaptisée par l’astronome Johan-Ebert Bode, est devenue Uranus. D’abord désemparés, les astrologues se ressaisirent. Rien n’arrivant au hasard, le nom devint la chose. Le travail des “expérimentateurs” du XXIe siècle se borne à reproduire les traits d’Ouranos, l’aïeul des dieux de tempérament tyrannique. S’il y a une part de vérité, elle ne vient pas de la puissance du symbole mais de la communication entre symboles et signaux. Ce qui m’a demandé plusieurs années de réflexion avant de concevoir une théorie et un modèle de relations entre référentiels présumés incompatibles. La fonction « Uranus » du RET, transition du Multiple à l’Unique, éclaire les analogies d’Ouranos avec l’apport de significations plus larges, plus subtiles, plus humaines et plus logiques.
Au-delà d’Uranus, le baptême de « Neptune » découvert (1846) par le télescope de Galle, les calculs de John d’Adams et Le Verrier, a comblé les “expérimentateurs” de la mythologie qui en ont fait aussitôt l’astre des marins, des personnalités flottantes ou abyssales, des coureurs de sirènes et de rêves fous. Toutes les analogies de la mer et autour de la mer, celles des épaves, des naufragés de la vie ou des pirates, des requins ou des sardines communautaires ont été validées par les astrologues disposant d’interprétations ad hoc pour des thèmes épousant leur attente. Avant d’être expérimentale et expérimentée, la formule conditionaliste « existence de la Transcendance » procède d’un système qui définit la relation (causale ou acausale) d’une planète avec une fonction noologique humaine. Son mécanisme (transition du Multiple au Duo-duel) opère dans un large éventail de phénomènes (noologiques et autres) étrangers aux analogies puisées dans les contes et légendes. En revanche, ceux-ci entrent dans la catégorie des manifestations imagées de la formule de Neptune. Un symbole décrypté permet de naviguer dans les métaphores sans perdre sa boussole. Le phare du pilote est un signal – une formule – dont il connaît le port d’attache.
Que fait Pluton, queue du saurien, dans le ciel de Copernic ?
Au début du XXe siècle, les deux astronomes américains P. Lowell (1855-1916) et W. Pickering (1846-1919) qui ont supposé l’existence d’un corps massif au-delà d’Uranus et Neptune en raison des perturbations dans le mouvement prévu de ces planètes, ne pouvaient pas savoir que leur hypothèse ne serait confirmée qu’après leur mort, en 1930, par l’observation de Clyde Tombaugh, jeune assistant de l’observatoire Lowel à Flagstaff (Arizona). L’histoire des deux pères qui n’ont pas vu naître leur enfant, beaucoup moins massif que prévu, est dans la ligne du dieu du jugement des trépassés : leur récompense est dans l’au-delà.
Les astrologues sensibles à la mode et à l’empreinte de l’instant sont insensibles au cours du temps. Sitôt nommé, Pluton est né. Marqué par le destin du nom qu’il porte, il gouverne la justice immanente, et, en négatif, la partie la plus importante de ses attributions : les instincts basiques (la queue du saurien), leurs perversions innommables autant qu’ignominieuses. À la périphérie du système solaire, l’astre a hérité de la mauvaise réputation de l’enfer et des zonards. Les “expérimentateurs”, anti-théoriciens, qui pratiquent dans le centre des villes, utilisent les clichés de cet héritage. Ils se persuadent de sa crédibilité par accumulation de thèmes d’exemples abondants en psychopathes et variantes du complexe anal relâché en référence à Pluton, maître présumé du Signe du Scorpion. Les exemples positifs d’une définition déduite d’un modèle abstrait, telle celle du changement de référentiel attribué à la fonction Pluton dans le RET, sont écartés. Il n’y a de vrais et bons plutoniens que dans la gadoue.
De l’Ombre à la gloire posthume
Copernic, universellement connu pour avoir délogé la Terre de sa position centrale dans l’interprétation des mouvements célestes apparents, est né à l’heure du lever de Pluton en Vierge opposé au Soleil en Poissons. Un lever sans orbe, si l’heure est exacte. Qu’importe l’horoscope s’il n’est pas celui qu’on souhaite ! Sans égard pour cette position dominante, un astrologue attaché à la queue du saurien, sa définition de Pluton, accorde la redécouverte de l’héliocentrisme « au sens de l’infini » qu’aurait, en exclusivité, le Signe des Poissons avec Neptune son « maître ». Ce n’est pas l’œuvre d’un Neptunien mais d’un Plutonien qui peut poser un problème quant à la personnalité de l’auteur. « Copernic est-il le dernier astronome du Moyen Age ou le premier des Temps modernes ? » se demande Jean-Pierre Verdet (18) , astronome, anti-astrologue invétéré. Et, ratifiant Pluton iconoclaste ( non-R ) lorsque la représentation ( R ) est un schéma désempli d’existence ( non-E ) et de sens ( non-T ), il écrit :
À Copernic revient la gloire d’avoir créé cette situation ouverte vis-à-vis du système monolithique de Ptolémée et d’Aristote et d’avoir mis les physiciens en demeure de choisir – ce que feront Galilée et Kepler par des chemins différents.
La confirmation d’une formule astrologique par ses adversaires est délectable. Plus savoureuse encore si l’on compare ce texte au portrait de Nicolas Copernic d’Arthur Kœstler qui le décrit (19) « chanoine craintif », « brouillant les pistes » par habitude, ayant un « goût maniaque pour le secret », une personnalité tortueuse, incompréhen-sible par rapport aux conséquences de son œuvre. L’héliocentrisme ne vient pas de la « stoïque fermeté » que lui attribuait Kepler et les astronomes romantiques des temps modernes, mais de sa connaissance des systèmes d’Aristote et Ptolémée, de son application à en aplanir les contradictions par une démonstration mathématique qui donne la place centrale au Soleil en augmentant les cercles de Ptolémée.
Seul un traditionaliste comme Copernic pouvait se consacrer à la besogne de concilier les inconciliables doctrines de la physique d’Aristote et de la cyclométrie de Ptolémée d’une part, et l’idée de l’univers héliocentrique d’autre part (20) .
Idée présente, non démontrée quoique enseignée, chez de célèbres philosophes, ainsi qu’on le lit dans l’Origine des découvertes attribuées aux modernes (21) :
Ce système [l’héliocentrisme] est le plus simple, & explique le mieux tous les phénomènes des planètes, & surtout les stations, les rétrogradations & les directions de Mars, Jupiter & Saturne ; & on a lieu d’être surpris qu’un système si clairement enseigné par les Anciens, ait pris son nom d’un philosophe moderne. Pythagore, Philolaüs, Nicétas de Sycaruse, Platon, Aristarque, & plusieurs autres parmi les Anciens, ont, en mille endroits, parlé de cette opinion : Diogène de Laërce, Plutarque & Stobée nous ont transmis avec précision leurs idées là-dessus ; & si on ne l’a pas admis plutôt, cela doit s’attribuer qu’à la force du préjugé qui, nous faisant toujours décider de la nature des choses sur les apparences, nous a toujours éloignés d’un système qui est plus du ressort de la raison que de celui de nos sens, au témoignage desquels il se refuse.
Copernic, Pluton-Janus, regarde en arrière consciemment et devant obscurément. Neptune, en position de co-dominante, rappelle la fonction bisociative (22) de l’astre. Dans la classification des fonctions planétaires, les deux planètes appartiennent, avec Uranus, au ternaire de la « Transcendance extensive » qui désigne l’au-delà de l’expérience sensible par un grand « T ». Uranus « en appel », parce qu’il complète le trio, compense par son trigone au Soleil l’opposition de Pluton. Bel exemple de remontée de l’Ombre vers le Héros : une fonction non-dominante corrige, si elle est positive, une dissonance majeure comme une porte de sortie, un recours, une voie de salut, une source secrète de résistance et d’obstination.
Les fonctions Soleil-Pluton et leurs formules sont aussi opposées que le connu et l’inconnu, le visible et l’invisible. L’aspect de 180° qui les place en vis-à-vis à la naissance du Chanoine craintif accentue leur contraste. Pour l’astro-psychologie, cet aspect dissonant indique un conflit, un complexe œdipien, assassin du Père, puisque le Soleil, son symbole traditionnel, est face à Pluton, l’infernal nabot. Apparemment séduisante, l’interprétation freudienne du meurtre du Père Aristote – sans doute à cause de son géocentrisme – présente une sérieuse faille. Copernic n’a pas dessoudé le Père symbolique. En mettant le Soleil à sa place, au centre du monde, il a fait de l’héliocentrisme l’emblème des révolutions irréversibles, s’élevant lui-même au rang des Figures sublimes de la Connaissance victorieuse de l’obscurantisme astrologique et divers autres. L’astrologue promoteur de la queue du saurien et du « sens de l’infini des Poissons » a du voir le risque du ridicule pour l’astrologie psychanalytique qu’il professe sans complexe.
Au « sens de l’infini », le conditionalisme a substitué « l’extinction des contraires » avec les exemples de Galilée, d’Einstein, et ceux de l’ouvrage de Françoise Hardy sur les Rythmes du zodiaque (23) . La formule d’évitement des contraires, si ce n’est de leur résolution en une troisième voie, s’accorde à beaucoup plus de natives-natifs du Signe que celle d’une réceptivité mystique indéfinissable. Parce que son orbite marque la limite du groupe des planètes principales, au Pluton préhistorique, le conditionalisme a substitué le « changement de référentiel ». Au-delà, la cosmogonie devient cosmologie, trop nombreux, les corps célestes ne portent plus des noms familiers (quoique mythologiques), ils deviennent des chiffres. Par ailleurs, l’aspect d’opposition s’interprète comme un défi que l’on tient ou ne tient pas selon le contexte du thème et les moyens extra-horoscopiques d’exprimer et résoudre un problème. Il y a eu plus d’un Copernic nés sous le même ciel. La vraie recherche, non-statistique, serait de s’enquérir « cas par cas » de ce que font les « jumeaux devant les astres » d’une configuration identique avec des moyens non comparables.
Du point de vue strictement astrologique, on peut se demander si le défi « concilier l’inconciliable » (la physique d’Aristote et la cyclométrie de Ptolémée) aurait été tenu sans la recherche de clarification que représente l’appel à Uranus trigone Soleil. Cette configuration d’autorité unificatrice a eu de quoi s’employer. Dans le registre des contraires, l’opposition Soleil-Pluton est cumularde : les deux fonctions s’opposent par nature et par aspect dans l’axe Vierge-Poissons où les durées des arcs diurnes et nocturnes, couple de contraires, vont s’égaliser. Un « choc » en perception négative, une réunion par élimination ou une reformulation en perception positive.
La globalité souffre mal des fragmentations. Un thème s’interprète de la tête aux pieds. Dominantes et non-dominantes, toutes les fonctions planétaires ont leur rôle, en rapport avec leur rang dans la hiérarchisation de leur importance à la naissance. Les non-dominantes, en référence à la psychologie analytique de C.G. Jung, se désignent par « fonctions de l’ombre ». Non-différenciées, non-maîtrisées, elles opèrent inconsciemment. Au final, A. Kœstler nous livre la taille et l’impact de l’Ombre Uranienne, maîtresse occulte de Copernic :
Les deux générations qui dédaignèrent Copernic se trompaient ; le « petit Mathématicien », (je souligne) ce terne personnage, aigri, insignifiant, ignoré de ses contemporains (astronomes de l’époque compris) et de leurs successeurs immédiats, allait projeter sur l’Histoire une ombre gigantesque.
Une Ombre sur laquelle la science a construit sa superbe et sa revanche sur les religions, un passé dont elle n’a cure alors que Copernic en a fait le tremplin de sa vérité et de sa gloire posthume. Nulle philosophie n’échappe au paradoxe au centre des quartes du zodiaque, au centre de la vie.
Le langage symbolique ne se prête pas à ces recoupements. Pour ses prosélytes, accrochés à Aristote, il est impensable d’en avouer les contradictions, d’imaginer qu’en cherchant à les résoudre une plus grande réalité puisse apparaître.
1 – Jean Bouffartigue/Anne-Marie Delrieu, Trésors des racines grecques, Éd. Belin. Paris, 1981.
2 – Le « R.E.T. » (Représentation, Existence, Transcendance) s’applique au référentiel Relation.
3 – Les Signes du Destin. Collectif avec la participation de Françoise Hardy, Éditions du Rocher/Radio Monte-Carlo, 1981.
4 – Fernanda Nosenzo-Spagnolo a traduit ces textes pour son site (www. Astercenter.net).
5 – Gerhard Wehr, Carl Gustav Jung, Librairie de Médicis, Paris, 1993.
6 – Prix Nobel de physique pour « l’invention du neutrino » et l’un des pères de la physique contemporaine avec Niels Bohr et Werner Heisenberg, Wolfgang Pauli Wolfgang Pauli (Vienne 1900 - Zurich 1958) ne s’est jamais contenté de son activité scientifique : il voulait comprendre comment toute connaissance était possible, il recherchait avec une remarquable opiniâtreté comment penser l’unité de la matière et de l’esprit. (Extrait de la 4e de couverture de son livre Le cas Kepler, Éd. Albin Michel, Paris, 2002). L’opiniâtre est natif du Taureau (25.04.1900). Les Signes Fixes, en « sens de composition », font le pont entre les Signes Équinoxiaux en « sens des contraires » et les Solsticiaux en « sens des ensembles » (globalité).
7 – Wolfgang Pauli, Le cas Kepler, Éd. Albin Michel, Paris, 2002.
8 – Ibid.
9 – Werner Karl Heisenberg (1901-1976). Physicien allemand. L’un des fondateurs de la mécanique quantique. Prix Nobel de Physique en 1932.
10 – Baudoin Decharneux et Luc Nefontaine, Le symbole, « Que sais-je ? », PUF, Paris, 1998.
11– Luc Benoist, Signes, symboles et mythes, « Que sais-je ? », PUF, Paris, 1975.
12– Cf. article de Jean-Paul Citron, « Histoires de pouvoirs ».
13– Rappel : le modèle RET, Soleil en haut, Pluton en bas, justifie aussi bien la symbolique des pouvoirs des dieux grecs que les transitions entre les trois niveaux d’informations (l’unique, le duel, le multiple).
14– À l’attention des chicaneurs : ce n’est pas un satellite mais un « compagnon », Pluton et Charon formant un couple, comme la Terre et la Lune, bien que celle-ci soit nommément satellite.
15– Cf. article de Cécile Dumas. Site : sciences.nouvelobs.com
16– Ibid.
17– Points d’intersections d’une orbite planétaire avec le plan d’écliptique. Dans le cas de l’orbite lunaire, on appelle Tête du Dragon le Nœud ascendant concernant le passage de la déclinaison Sud à la déclinaison Nord, et Queue du Dragon le point opposé concernant le passage de la déclinaison Nord à la déclinaison Sud.
18– « La dixième planète ». Article de Jean-Pierre Verdet. « Le ciel en trois lois », Hors-série Sciences et Avenir, janvier 2006.
19– Arthur Kœtsler, Les somnanbules, Éd. Calmann-Lévy, Paris, 1960.
20– Ibid.
21– Origine des découvertes attribuées aux modernes. M. Dutens, de la Société Royale de Londres & de l’Académie des Inscriptions & et Belles-Lettres de Paris. Édition : chez la Veuve Duchesne, Paris, M. DCC. LXXVI. (Reproduit par procédé photomécanique d’après l’original, Presses des Éditions de la source, 1968).
22– Cf. Livres de Pluton et Neptune (COMAC) pour ces définitions noologiques. Le terme de bisociation en relation avec la fonction Neptune a été créé par A. Kœstler.
23– Françoise Hardy, Les Rythmes du zodiaque, Éd. Le Cherche midi, Paris, 2004.






